Les Maîtres des Sortilèges: les terres du Seigneurs Dragon
Les Maîtres des Sortilèges 2

Les Maîtres des Sortilèges 2

Introduction Remarques générales

Concordance des deux séries

Contrairement à la série 1, Ashka se présente toujours comme un Maître des Sortilèges.

En effet, dans la première série et en version française, les Maîtres des Sortilèges se nomment les Sauveurs du Monde .

Cette confusion n'existe pas dans la version originiale.


Sydney Morning Herald

Grace à l'ouverture des archives du journal Sydney Morning Herald nous avons pu retrouver un article qui est paru le 1er septembre 1997, date de la 1ère diffusion de la série à la télévision.

Vision mondiale

C'est destiné à être une série de télévison les plus regardés que l'australie a jamais fait. JENNY Tabakoff rapporte que la série pour enfants est aussi un triomphe de la coopération internationale.

Si vous avez quitté l'école, vous ne penserez pas à regarder une série tv qui commence sa diffusion aujourd'hui à 16 heures sur Channel 9. Spellbinder 2, Terre du Seigneur Dragon est susceptible de devenir l'une des émissions télévisées les plus regardé comme ne l'a jamais produit l'Australie. Jusqu'à 350 millions d'enfants chinois vont être collé au poste, et beaucoup d'autres vont la regarder en Europe et en Australie.

La série d'aventure de 26 épisodes est un drame pour enfants qui se déroule dans trois mondes parallèles, de part sa qualité, et la construction de l'histoire, c'est très adulte. Comme nous le voyons beaucoup sur nos écrans maintenant (voir l'article sur la coproduction), c'est une co-production entre l'Australie, la Pologne et la Chine.

Spellbinder 2 innove: Les producteurs disent qu'elle représente la première fois que la Chine est un partenaire majeur dans un grand drame de télévision étrangère.

Au cours de la dernière décennie, l'Australie a recherché à l'étranger des financements de projets télévisuel. Film Australia a utilisé ses partenaires étrangers dans Spellbinder 2, Shanghai Film Studios et la télévision polonaise, pour créer une série qui utilise l'argent, le talent, les équipes et les lieux des associés. Les trois pays ont aidé à développer les scripts.

Les acteurs principaux sont Australiens, mais seulement 25% du tournage a eu lieu ici. La moitié a été filmé en Chine, et un autre quart en Pologne, en utilisant en majorité des équipes locales sous la direction du producteur et réalisateur australien, Noel Price.

La série raconte l'histoire de Kathy Morgan, une adolescente qui est en camping avec sa famille quand elle tombe sur un bateau de bambou qui appartient à Mek, un scientifique de la Terre du Seigneur dragon. Kathy joue avec les commandes du bateau et se retrouve accidentellement projeté avec Mek dans un monde parallèle - celui des Maîtres des Sortilèges. Dans ce monde, ils rencontrent une prisonnière, Ashka, qu'ils font évader avec eux. Ashka veut alors prendre le pouvoir sur la Terre du Seigneur dragon.

La série précédente, Spellbinder, a également été co-produite par Film Australia et la télévision polonaise. Elle a été vendu dans 85 pays, et a déclenché une éruption de sites Internet et a attiré un large public dans le monde entier.

Les principales personnes derrière les deux séries sont les producteurs exécutifs Ron Saunders et Noel Price, les deux vétérans de nombreuses coproductions étrangères. Les productions pour enfants entrainent une quête d'argent à l'étranger, car c'est coûteux à fabriquer et difficile à rentabiliser.

Ron Saunders nous explique que la recherche de partenaires d'outre-mer, la négociation des scripts et d'adaptation aux pratiques de travail à l'étranger peut être difficile, mais que ça en vaut la peine (en particulier dans le cas de Spellbinder 2).

Après le succès de la première série, Ron Saunders voulait travailler avec la Chine. Il a passé du temps en Chine à la recherche d'un partenaire.

Finalement, Shanghai Film Studios, qui avaient déjà conclus des accords commerciaux, a reconnu la valeur de Spellbinder 2.

La Chine, la Pologne et l'Australie investissent de l'argent (Australian Film Finance Corporation et Channel 9 étaient aussi des investisseurs). La télévision polonaise et Shanghai Film Studios vont apporter des contributions substantielles pour les installations, les acteurs et les équipes. Le résultat est un spectacle qui est beaucoup plus somptueux que son budget.

Ron Saunders nous dit : C'est la série pour enfants la plus chère que j'ai jamais fait, franchement .

Le spectacle se déroule de la campagne australienne aux châteaux polonais en passant par les villages impériaux chinois avec des canaux inondé. Ces lieux étaient gratuitement mis à disposition.

« Nous avons eu la chance de pouvoir accéder à tous ces grands ensembles que les Chinois avaient construit pour une mini-série importante quelques années plus tôt », explique Ron Saunders. Et, bien sûr, ils ont des entrepôts remplis de costumes chinois. Nous avions donc toutes ces ressources à disposition...

Si nous avions décidé de construire ce que nous avions sur le tournage, ça aurait coûté un million de dollars par demi-heure .

L'actrice vedette Heather Mitchell dans le rôle d'Ashka, l'acteur Anthony Wong dans le rôle de Mek, l'actrice de 16 ans Lauren Hewett dans le rôle de Kathy et l'acteur de 15 ans Leonard Fung dans le rôle de Sun.

Anthony Wong racconte que c'est devenu un « concert de jalousie » pour les acteurs et les équipes australiennes, concernant le tournage de trois mois en Chine et de deux mois en Pologne.

Cela ne signifie pas, cependant, que c'était facile pour tout le monde. Les équipes polonaises qui avaient déjà travaillés avec les Australiens ont utilisés nos méthodes, mais pour la Chine c'est une autre histoire.

Lauren Hewett explique : Les Australiens sont venus en Chine pour former les équipes chinoises à filmer à la façon "australienne", je suppose, ça a durée environ deux semaines pour réussir. Une fois que nous sommes arrivés à nous connaître un peu, cela fonctionnait bien .

Les feuilles d'appel (planning du programme quotidien de tournage) sont standard en Australie, mais elles sont un concept très étranger à Shanghai.

Anthony Wong explique : Nous trouvions beaucoup d'équipes chinoises disponibles, une situation telle que le réalisateur viendrait sur le plateau et demanderait : "Qu'avons nous envie de faire aujourd'hui ?" Nous devions être très structuré et très discipliné ... donc ça a été difficile .

Noel Price a trouvé l'expérience du tournage en Chine exaltante et épuisante . Dans la réalisation de films chinois, dit-il, le réalisateur est comme un dieu et les gens font ce qu'il veut, ce qui est flatteur seulement cinq minutes .

Noel Price a encouragé une plus grande délégation. Cette nouvelle méthode a été difficile, mais ils se sont adaptés et maintenant ils utilisent cette organisation sur une autre production en cours car c'est plus efficace .

Anthony Wong dit : Faire des coproductions dans des pays où l'anglais n'est pas la première langue est un véritable test de patience et de compréhension. Les sensibilités culturelles sont tellement différentes que vous avez à négocier en permanence .

Lauren Hewett racconte que travailler avec des interprètes était souvent un problème. Vous saviez quand ils été offensés, vous pouviez le voir sur leurs visages .

Anthony Wong ajoute : Alors que c'était frustrant par moments, c'était également extrêmement enrichissant. Même si nous nous arrachions les cheveux parfois, et disions "Mon Dieu, cela est si différent de nos habitudes", ça à été un moment inoubliable .

Compter sur la coproduction

Ces jours-ci, l'Australie est impliqué dans de nombreuses co-productions étrangères pour lequelle Spellbinder 2 n'est que la pointe de l'iceberg.

Paul Barron, directeur général de la société de production, dit que les co-productions à l'étranger ne sont pas l'avenir de la télévision australienne mais sont le présent .

L'année prochaine, nous allons voir des grandes co-productions. Sur Channel9 il y aura Moby Dick , une mini-série en deux parties basée sur une nouvelle de Herman Melville (une co-production Productions Whale de Grande-Bretagne), et The Violent Earth , une mini-série de six heures se passant à l'époque coloniale de Nouvelle-Calédonie (une collaboration avec Crawford Productions et Gaumont France).

Channel 10 diffusera Tales of the South Seas , une coproduction avec Gaumont et Village Roadshow. Channel 7 diffusera Kings in Grass Castles , la première coproduction officielle entre l'Irlande et l'Australie, faites par Barron Entertainment.

La chaine ABC ne fait pas exception. En effet, dans ces temps de réduction de budgets, la chaine est susceptible de faire des coproductions étrangères.

Les mois prochains, les trois épisodes de Club Buggery seront diffusés en Australie puis au Royaume-Uni, c'est une co-production avec Anglia Television.

L'Australie a une bonne réputation pour produire de la télévision à prix concurrentiel et est devenu habile pour trouver des partenaires étrangers. Parfois, cela implique une simple contribution financière de l'étranger - mais beaucoup de contracts de coproductions officielles, avec des investissements importants de l'Australian Film Finance Corporation et organismes équivalents d'outre-mer, impliquent la participation importante des partenaires internationaux dans le développement et la production du programme.

La Film Finance Corporation Australia dit aujourd'hui ne considérer que les productions avec une majorité d'apport créatif australien.

Le grand avantage des co-productions est l'injection d'argent et de talent. Mais il y a des inconvénients, l'Europe par exemple, fait des co-productions dont les intérêts des bailleurs de fonds se reflètent sur l'écran.

Noel Price, producteur et réalisateur de Spellbinder 2, a appris par expérience qu'il ne faut pas faire une co-production type Europudding . Par exemple, il devait faire une co-production à l'origine entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

Les Allemands ont abandonné et c'est devenu une coproduction anglais/français/polonais se souvient Noel Price. Puis les Anglais ont abandonné et c'est devenu une coproduction française/polonaise. Puis une autre société anglaise est revenue. Pendant tout ce temps le script coutait de l'argent. En conséquence, ce qui était l'histoire d'une jeune fille anglaise qui est allé en France et a suivi son père en Allemagne est devenue une jeune fille française vivant en Angleterre qui est allé en Pologne et a fini par revenir en France .

Dans toutes co-production, le compromis est inévitable parce que chaque partie doit assurer le spectacle qui attirera son public. Cela est vrai même avec quelque chose d'aussi incontestée qu'un documentaire scientifique. Mercredi de la semaine prochaine ABC diffusera un épisode spécial d'une heure de Black Holes , qui a été fait en collaboration avec Channel 4 et Pioneer Productions de Grande-Bretagne, ainsi que l'Américain Discovery Channel.

Le scénariste et directeur de l'émission, Richard Smith de l'unité scientifique d'ABC, dit avoir consulté ses partenaires sur les aspects innombrables de la production, ce qui a ajouté un autre niveau de complexité des décisions .

Il a réalisé le documentaire en trois longueurs, une pour chaque pays. Trouver un narrateur acceptable pour les trois marchés était compliqué. Il y a relativement peu d'accents britanniques, vous pouvez l'utiliser pour un programme américain, la possibilité d'avoir un australien pour raconter un programme au Royaume-Uni et aux États-Unis est plus difficile encore , dit Smith. Finalement, ils ont opté pour l'acteur John Hurt.

Également à ABC, Alison Leigh est en train de finaliser des scripts pour une série documentaire en trois parties, The Future Eaters , basé sur le livre best-seller de Tim Flannery. Ceci est une co-production entre ABC, TVNZ en Nouvelle-Zélande, et Nord-Sud Productions de Grande-Bretagne.

Alison Leigh, la productrice exécutive, explique que faire un programme pour trois marchés est problématique : ABC a eu l'occasion de faire un programme que nous n'aurrions certainement pas eu les moyens de faire autrement .

The Future Eaters sera fait en deux versions : l'une pour l'Australie, où Tim Flannery sera en vedette en tant que présentateur; et une autre dans laquelle il sera moins visible .

Les émissions pour enfants ont longtemps dépendu lourdement de l'argent des étrangers. Claire Henderson, éditrice de programmes educatifs pour enfants chez ABC, dit que l'Australie a une telle réputation internationale qu'elle est constamment sollicité par des sociétés étrangères.

ABC a récemment été impliqué avec China Central Television sur le spectacle Magic Mountain pour des enfants d'âge préscolaire. La première série de 26 épisodes de cinq minutes avec tous les acteurs en costumes d'animaux, a été diffusé en Avril et regardé en Chine avec beaucoup de succès. Une deuxième série est en post-production. Ron Saunders, producteur exécutif de la série Spellbinder, était aussi derrière Magic Mountain.

Claire Henderson décrit Magic Mountain , qui a été tourné à Pékin avec un réalisateur australien, comme une expérience d'apprentissage intéressante pour les deux parties . Elle constate que le résultat est grand succès.

Les programmes pour enfants d'ABC en cours de réalisation comprennent Minty , un drame en 13 partie sur une vedette de soap australien qui a un double exact en Grande-Bretagne (Réalisé avec Perth RT Films et Scottish Television Enterprises). Il y a aussi la série d'animation Little Elvis Jones and the Truckstoppers avec la Fondation Australienne de Télévision pour les enfants et France Animation; Les aventures de Sam , une série d'animation avec Southern Star et Disney au Royaume-Uni; et une seconde série The Genie from Down Under avec la Fondation Australienne de Télévision pour les enfants et la BBC. Il y a aussi The Gift réalisés par Paul Barron en collaboration avec la société allemande Ravensberger et Channel 9.

Claire Henderson rit: En ce moment, nous pourrions dire que nous avons des partenaires de production en Ecosse, en France, en Angleterre, en Allemagne et en Chine .